PRESSE

Télérama sortir

« Il y a, dans la passion désordonnée qui déborde de toutes les compositions inventives de l’album (Le Bruit de tes talons), dans le gros son rock enragé, plutôt rare dans le tango, dans les sautes d’humeur improvisées et dans les cordes fracassées sur des percussions déchaînées, quelque chose de complètement emballant. »             Anne Berthod, octobre 2016         http://sortir.telerama.fr/concerts/serpientes,226831.php

 

Les Inrocks, 10 albums d’Amérique latine à écouter d’urgence

Serpientes, Le Bruit de tes talons

« Si les traditions défient la fuite du temps, c’est par la part d’universel qu’elles véhiculent, quel que soit le lieu, quelle que soit l’époque. Ainsi le tango n’est-il pas réductible à une définition, un répertoire ou même un ensemble de formes musicales. Serpientes le sait, qui bâtit son propre chapiteau sur cette reconstitution particulière de l’expérience humaine et cuisine son petit théâtre viscéral, débordant de nerf et de passion jusqu’à la névrose et à la démence. Post-tango, oui, mais pas à la manière de Gotan Project – Dieu merci ! –, c’est-à-dire sans électro toc, même si l’on verse parfois dans un rock mastoc, l’objet est baroque et réserve son lot d’étonnements. A découvrir, à partir du 29 novembre. »                            Louis-Julien Nicolau, octobre 2016 http://www.lesinrocks.com/2016/10/16/musique/10-albums-damerique-latine-a-ecouter-durgence-11871472/

 

 Interview de Laurent Gehant sur France Culture

dans l’émission Les Carnets de la Création, Aude Lavigne, janvier 2017. En écoute ici :

https://www.franceculture.fr/emissions/les-carnets-de-la-creation/laurent-gehant-musicien-ensemble-serpientes-octet

 

LYLO, coup de coeur de la rédaction

« Le tango est définitivement une musique qui voyage et qui porte en elle des histoires d’exodes, d’immigrations et de mondes qui se rencontrent. Tel un reptile qui se faufile partout, le puissant octet Serpientes nous partage une vision de cette musique, née dans les faubourg de Buenos Aires à la fin du 19e siècle et encensée à Paris au début du 20e, à travers leur album fraîchement sorti Post Tango ; un univers où le tango de Piazzolla, le rock déjanté de Mr Bungle et la musique de film baignée à la psychologie Morricone se mélangent naturellement, comme si l’ADN du tango réside dans l’élan futuriste et permanent d’être vivant dans son temps et de se faufiler dans un imaginaire de voyage et d’ailleurs. »                                                            novembre 2016                               http://www.lylo.fr/bons-plans/serpientes

 

Latins de jazz

Du post-tango insolent et passionné

Après le Tango Nuevo de Piazzola, le Tango Blues de Melingo, les huit musiciens du groupe Serpientes se revendiquent du « Post Tango ». Cet octet inventif sort un premier album déchaîné, « Le Bruit de Tes Talons ». Un opus insolent et libre. Un tango mutant aux accents rock poignants.

Serpientes construit un tango transgenre où tragique et solennel se côtoient. Si le groupe transgresse les codes en s’abreuvant au rock et aux musiques improvisées, il ancre son discours dans la tradition.  Son premier album, « Le bruit de tes talons », offre un tango qui danse entre passion et modernité.

De fait, Serpientes est le prolongement du quartet Tangoleon. Ce quartet de tango crée par le pianiste Laurent Gehant et l’accordéoniste Sophie Azambre le Roy compte aussi le contrebassiste Mathieu Barbances et l’harmoniciste Emmanuel Bosser qui joue aussi d’un tas d’autres instruments étonnants. Pour créer un tango encore plus actuel tout en s’appuyant sur la tradition, le quartet s’est adjoint quatre autres instrumentistes. Ainsi, avec le batteur Jean-Pascal Molina, le guitariste électrique et chanteur Claude Whipple, la violoniste Caroline Pearsall et la violoncelliste Sabine Balasse, est né l’octet Serpientes.

Après recours à un financement participatif sur la plateforme numérique Proarti, Serpientes a pu finaliser les huit titres de l’album Le Bruit de Tes Talons, sorti le 29 novembre avec une magnifique pochette créée après 3 semaines de travail avec les typographes de « La fin du monde ». les morceaux sont principalement de compositions de Laurent Gehant ainsi que quelques morceaux prêtés par des compositeurs argentins contemporains. Sans oublier quelques standards de tango comme la version renouvelée de Volver que propose le groupe avec une ambiance surréaliste qui regarde du côté du western.

Les influences revendiquées par le groupe donne une idée de la pluralité des esthétiques qui se croisent au sein de l’expression de Serpientes. Astor Piazzola, Ennio Morricone, Nino Rota, Charlie Mingus, Carla Bley, John Zorn, Altertango, Vinicius Capossela, Surnatural Orchestra, Jerez Le Cam, Mr Bungle. Issu d’un tel creuset, pas étonnant que le discours musical de « Serpientes » soit riche, atypique et renouvelle le style du tango.

Ainsi, les huit conquistadors se lancent à l’assaut du tango et créent un post-tango qui prolonge en quelque sorte le tango originel de Gardel et le nuevo tango de Piazzola. Une musique qui prend des libertés avec celle des origines. Un tango qui aurait cannibalisé le rock et le jazz et détourné la puissance du premier et la liberté du second pour accentuer la dimension tragique d’un post-tango.

On aime Torpe et son ambiance tragique de fin du monde où la plainte du saxophone de Julien Loureau accentue et prolonge la dimension poignante du chant de Claude Whipple. Une ambiance sombre caractérise le titre 100m où l’harmonica ouvre le bal pour donner ensuite la parole à l’accordéon et aux cordes. Une sorte d’intrigue policière qui hésite entre nostalgie et humour où la silhouette d’une panthère rose chercherait le coupable d’un larcin commis au coin de sombres ruelles.

Le morceau Maïs transgénique est tout à fait représentatif de l’ADN de « Serpientes ». Il restitue l’essence même de ce post-tango imaginatif et progressif où la guitare électrique tranchante pilote l’orchestre loin des sentiers de randonnée du tango pour mieux y revenir.

Serpientes parvient à élargir les frontières du tango sans le trahir. Ainsi irradié par un rock déchaîné, le tango conserve son ADN originel mais peut se projeter dans l’avenir. Étonnant et détonnant à la fois, Le Bruit de Tes Talons invente une musique qui peut rallier les amateurs de jazz et de rocks même s’il peut questionner les puristes du tango.

Nicole Videmann | 4 décembre 2016

http://www.latins-de-jazz.com/serpientes-sort-son-premier-album-le-bruit-de-tes-talons/

 

 

les Veilles Musicales

TALENTS HAUT

J’aime les musiques qui parlent d’ailleurs…et vice et versa. C’est encore le cas ce mois-ci avec « Le Bruit De Tes Talons ». Je ne saurais plus dire quel titre m’avait fait m’exclamer « mais c’est extra, j’adore ! » mais cela pourrait bien être Maïs Transgénique, que vous ne manquerez pas d’écouter… Était-ce la surprise, le côté un peu déjanté ou l’énergie, je ne sais. Mais c’est la première impression qu’il m’avait laissée.

Plusieurs écoutes plus tard, et même un retour après une petite pause, je me dandine toujours à l’écoute de ce nouveau tango. J’en ai pourtant écouté quelques mesures dernièrement mais celui-ci est encore parvenu à m’étonner, me faire sourire, bref, il me charme. L’équipe semble être à l’image de la musique, venue de divers horizons culturels et artistiques et c’est probablement ce qui en fait la richesse. Et pourtant quand l’album commence, je pense être certaine de l’endroit où je me trouve : Buenos Aires. Mais plus j’avance dans l’album et plus je doute. Et en musique, comme en littérature, j’adore ces histoires où l’on finit par ne plus savoir où l’on est, qui l’on est, et si les méchants ne seraient pas quand même des gentils (et vice-versa !). Bref, je ne peux que vous encourager à un nouveau détour par l’Argentine… sans savoir où cela vous mènera à la fin. Mais si vous êtes comme moi, ce sera de toute façon un beau voyage !

Ilse G.,  février 2017

 

la Salida

Le magazine du tango argentin

Passionné par l’Argentine et ses cultures, qu’il s’agisse de musique, de littérature ou de cinéma, Laurent Gehant, après avoir créé le groupe Tangoleon en 2008, se lance dans un projet qu’il rêve encore plus ambitieux : Serpientes voit alors le jour.  En argentine, où il séjourne souvent, il découvre des groupes qui deviendront, en quelques sorte, ses références : Astillero, Altertango, Orquesta Tipica Imperial…

Son parcours artistique le conduit dans des projets dont la fantaisie et le loufoque font partie. Il conçoit ainsi, en 2001, le Bringuebal, un collectif de bal de Paris où l’on danse aussi bien le rock et la valse, le tango que le rap ou le mambo, parmi d’autres rythmes ; ces rencontres ont lieu, régulièrement, au Studio de l’Ermitage.

Le Bruit de Tes Talons est le premier travail discographique de cette formation dans lequel on peut déceler sa volonté de concevoir des nouvelles formes de tango, après les phénomènes de l’électro-tango, de Piazzolla et de l’engouement pour la danse. Nous retrouvons ainsi dans ce CD des accents multiples, parfois confondus dans un même morceau. Le mélange peut surprendre, plaire ou pas, mais son intérêt est précisément là, dans ce foisonnement des sonorités et des expériences. Nous sommes dans un monde qui est à la fois loin de celui où le tango s’est construit et en même temps dans un monde de diversités et de confusions, comme cela a été le cas au siècle dernier en Argentine.

INVITATION A UNE ECOUTE ATTENTIVE

La différence est que les repères sont moins stables, et la volonté, ou nécessité de proposer un ou de nouveaux langages est fortement ressentie par une bonne partie de notre société et de ses artistes. Tout au long de son déroulement, l’album nous invite à une écoute attentive, celle qui appelle la compréhension d’un langage différent. Il me semble que l’intention de ce CD réside surtout dans la recherche d’un langage post-tango comme le proclame le groupe.

Serpientes s’ouvre sur le thème éponyme, où la musique tend vers une grandiloquence quasi cinématographique, alternant passages mélodiques et battements rythmiques saccadés. La suite des huit thèmes enregistrés pour ce CD nous amène à découvrir les possibilités que le groupe cherche à développer dans son tango. Laurent Gehant assure la direction artistique, il est également au piano et claviers, accompagné par des musiciens et musiciennes expérimentés dont certain(e)s ont fait partie de formations de tango célèbres (Las Malenas, Grand Orchestre Juan José Mosalini, Orquesta Tipica Imperial, Daniel Melingo, La Chicana…).

Bernardo NUDELMAN, février 2017 

 

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